Journée mondiale des réfugiés… et des sans papiers

En cette journée mondiale des réfugiés, nous voulons mettre les projecteurs sur le devenir de toutes celles et ceux qui, ayant vu leur demande d’asile déboutée, ne disposent d’aucun statut ni autorisation leur permettant de rester en Belgique[1]. Communément appelé les « sans-papiers », ils font l’objet ces dernières années d’une répression très forte: rafles dans les occupations et dans les domiciles privés, arrestations des leaders, fermetures des occupations, politique accrue de détention dans les centres fermés, absence totale de dialogue avec le Gouvernement fédéral…

Le terme sans-papier est utilisé pour désigner des étrangers en situation irrégulière. Cela ne signifie pas forcément qu’ils aient franchi la frontière de façon illégale. Cette réalité concerne des femmes, des hommes, des enfants aux parcours et aux profils très différents.  Si les statuts de demandeurs d’asile et réfugiés s’accompagnent d’un lot de difficultés et de souffrances, celui de sans-papiers plonge aujourd’hui entre 100.000 et 150.000 individus dans une zone d’indifférence et de mépris total.

Basculer dans la catégorie des sans-papiers n’est pas un choix. Il s’agit plutôt de la conséquence inévitable d’un durcissement des politiques migratoires belges et européennes. Ce sont des lois, des pratiques et des discours xénophobes qui aggravent leur quotidien et les condamnent à la clandestinité. Créant une zone de non-droit, les politiques effacent du paysage des milliers de personnes qui sont parfois installées en Belgique depuis des années, certains étant même nés sur le territoire belge. Face à cette répression, les collectifs continuent de mener leur lutte sans relâche pour la défense de leurs droits fondamentaux et en faveur de la régularisation.

Bien que certains politiques tentent de dissuader et d’intimider ceux et celles qui voudraient soutenir les sans-papiers dans leur combat, il n’est pas illégal de leur apporter une aide désintéressée. Si vous vous demandez comment agir en solidarité avec les personnes sans-papiers, voici quelques pistes d’actions :

[1] Les sans papier ne sont pas uniquement des demandeurs d’asile déboutés, il s’agit d’une réalité qui concerne des personnes dans des situations/parcours très différents.