Les centres fermés générateurs de bavures et de racisme

Publié par MRAX le

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Les centres fermés produisent et nourrissent un sentiment de xénophobie. L’enfermement d’étrangers innocents ouvre également la porte à des traitements inhumains et dégradants, comme l’illustre l’article publié ce 16 novembre dans l’hebdomadaire Ciné Télé Revue. Le MRAX soutient l’exigence de la mise en place d’une commission parlementaire chargée de faire la lumière sur les faits révélés et rappelle l’urgence d’entamer un débat relatif à l’existence même des centres fermés.

A la suite d’une visite en centre fermé en 1999, deux parlementaires qualifiaient la détention dans ces lieux de « séjour correctement inhumain ». Le récent témoignage de quatre agents du centre fermé de Vottem publié dans l’hebdomadaire Ciné Télé Revue démontre que l’aspect inhumain est plus présent que jamais. Les faits dénoncés par ces témoins privilégiés sont d’une gravité extrême : présence de cas psychiatriques dans les centres, difficulté d’accéder aux soins, utilisation abusive et incontrôlable de l’isolement, manque d’indépendance des psychologues, violences subies lors des expulsions…Autant de manquements qui avaient déjà été épinglés dans l’Etat des lieux sur la détention des étrangers en centres fermés rendu public le mois dernier par dix associations dont le MRAX

Dans sa première réaction à l’Etat des lieux (communiqué du 19/10 disponible sur le site de l’Office), l’Office des étrangers affirmait que les personnes gravement malades n’étaient pas enfermées dans les centres. Les témoignages recueillis par Ciné Télé Revue, s’ils se vérifient, contredisent non seulement l’affirmation, mais mettent surtout en lumière des traitements inhumains et dégradants infligés aux détenus atteints de troubles psychologiques graves. Nous répétons que ceux-ci, tout comme d’autres personnes fragilisées, n’ont pas leur place en centre fermé. En prenant la responsabilité de les enfermer, l’Office des étrangers place le personnel des centres face à des situations qu’il n’est pas en mesure de gérer.

Dans son communiqué du 19 octobre, l’Office assurait également qu’il y avait suffisamment de transparence et de contrôle sur le fonctionnement des centres. S’il est exact que des ONG visitent régulièrement les centres suite à une autorisation discrétionnaire du Ministre de l’Intérieur, ce contrôle s’avère insuffisant. Les révélations courageuses des quatre agents de Vottem contribuent à dévoiler l’existence de zones d’ombre alarmantes qui échappent à l’observation associations visitant les centres. L’absence de transparence est particulièrement frappante en ce qui concerne les expulsions. Pourtant, le problème est criant : « quand les gens reviennent de l’aéroport, on constate que certains -pas tous- ont été l’objet de violences sérieuses », peut-on lire dans l’article précité. Malgré les dénonciations répétées de brutalités policières, le contrôle des expulsions demeure un sujet tabou.

La publication de l’article, tout comme celle de l’Etat des lieux, suscite de multiples réactions. Parmi celles-ci figure l’exigence d’une enquête parlementaire, exigence que le MRAX soutient avec force. Nous prenons acte que le parti socialiste avance également des propositions répondant en partie aux recommandations formulées par les associations dans l’Etat des lieux. Espérons qu’un débat parlementaire constructif aura rapidement lieu.

Toutefois, sortir les personnes gravement malades, les enfants et les femmes enceintes des centres fermés ne constitue qu’une première étape, nécessaire mais insuffisante. Le MRAX tient rappeler son opposition à l’existence même des centres fermés et en appelle à un large débat de société sur la question. Ces centres sont non seulement coûteux et inutiles mais également source de xénophobie. La détention d’étrangers dans des conditions humiliantes et dégradantes entraîne immanquablement des dérives et des comportements racistes. L’enfermement d’étrangers qui n’ont commis aucun délit contribue à les criminaliser et suscite dans la population des peurs primaires qui peuvent mener à la xénophobie. Pour cette raison et beaucoup d’autres, les centres fermé n’ont pas leur place dans un Etat de droit digne de ce nom.

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