La vie au quotidien dans les centres

Publié par MRAX le

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La durée maximale de détention est fixée, théoriquement, par la loi à un maximum de 5 mois. A son arrivée au centre, le détenu est soumis à la procédure dite de l’intake : douche obligatoire, visite médicale, empreintes digitales, photo tel un criminel à son arrivée en prison. Ensuite un assistant social établit un dossier administratif et informe le détenu sur son statut et ses droits, détenu qui ne parle que très rarement la même langue que son interlocuteur. Un éducateur lui remet un exemplaire du règlement d’ordre intérieur du centre et l’informe des différentes règles à respecter. Le règlement d’ordre intérieur est traduit dans différentes langues mais les interprètes ne sont que rarement présents lors de l’arrivée du détenu, c’est parfois un autre détenu qui joue le rôle de traducteur. On comprend donc pourquoi, certains détenus restent dans l’incompréhension totale par rapport à leur dossier qui est rédigé en français ou néerlandais.
Les détenus bénéficient d’un droit de visite durant leur séjour ainsi que d’un droit à une assistance juridique. Si le détenu est sans moyen, c’est le service social du centre qui se charge de demander au barreau un avocat pro deo. Cependant, certains de ces avocats ne se déplacent pas jusqu’au centre ce qui lèse le détenu et entrave la procédure de demande d’asile. Demander le changement d’avocat est un processus très complexe d’un point de vue administratif et est souvent mal accueilli par le service social.
Le déroulement de la vie quotidienne est différent selon les centres. En effet, ceux qui sont abrités dans d’anciens bâtiments réaffectés, tels que les centres de Bruges ou de Merksplas, ne bénéficient pas des mêmes conditions que ceux qui vivent dans des bâtiments conçus à l’usage exclusif du centre, tels que les centres de Vottem ou le 127bis.
Dans les « nouveaux » centres, les détenus sont « libres » de circuler d’une pièce à l’autre et ils ont à leur disposition des infrastructures modernes qui peuvent leur permettre de se « divertir » telles qu’une salle de jeux, une salle de télévision,… Dans les anciens bâtiments, les détenus ne peuvent se déplacer librement, en effet, chaque porte est fermée à clé, l’accès aux dortoirs est interdit pendant la journée,…bref, des conditions de détention plus inhumaines encore que celles d’une prison. Certains détenus sont parfois transférés dans ces centres parce qu’ils ont été sanctionnés. Un détenu qui fut incarcéré en prison et dans un centre fermé explique que les détenus bénéficient de plus de liberté en prison qu’en centre fermé. Il pouvait rester dans sa cellule tant qu’il le souhaitait alors que dans un centre fermé les détenus ne peuvent rester dans les dortoirs, en prison, ils peuvent fumer, dormir comme bon leur semble sans que les « chefs » ne viennent les embêter alors que dans les centres, si un détenu s’assoupit dans la salle commune, un gardien vient le secouer afin de le réveiller.
Les détenus sont contraints de vivre en communauté dans ces centres, l’intimité est fortement limitée voire inexistante. Étant donné cette vie de proximité, les autorités du centre veille à éviter, en affectant un détenu dans tel ou tel dortoir, l’émergence de conflit.
Les détenus sont régulièrement fouillés ainsi que leurs effets personnels, chaque fouille constituant une violation de l’intimité du détenu. L’accomplissement de certaines tâches permet au détenu d’acquérir des points avec lesquels il peut bénéficier par exemple de cartes de téléphones ou de cigarettes, il s’agit donc d’un rapport abusif entre les autorités du centre et le détenu : « si tu veux ceci, fais ça ! ». Dans les centres de Bruges, de Vottem et de Merksplas, il existe des chambres « d’isolement médical » où des détenus malades ou « difficiles » sont isolés. Ces chambres d’isolement permettent également d’isoler un individu qui doit être expulser sous peu et cette détention en isolement est justifiée par les autorités du centre en raison du départ matinal pour le rapatriement. En l’isolant, le détenu a rapatrié ne dérangera pas ces compagnons de part son réveil matinal.

Le maintien de l’ordre et de la paix au sein des centres est coordonné à l’aide de deux types de moyens. D’une part, il y a la politique occupationnelle qui permet aux détenus de « gérer » leur temps et de « s’occuper » afin de réduire le taux de tension. De nombreuses infrastructures sont mises à la disposition des détenus afin que ceux-ci aient de quoi s’occuper telles que des tables de billard, des ballons de football, des jeux de société, l’organisation d’évènements telles que la fête de Noël, le ramadan… Côté ironique de cette politique occupationnelle lorsque les détenus préparent la célébration de l’anniversaire d’ouverture du centre où ils sont incarcérés. Par ces diverses célébrations, les services professionnels du centre tentent d’humaniser un système qui ne l’est pas, ils tentent d’occuper au maximum les détenus afin que ceux-ci ne sombrent pas dans la dépression ou la rébellion et afin de promouvoir la fraternité et la convivialité. D’autre part, il y a un système de sanctions qui permet également de maintenir l’ordre et la paix. En effet, la direction dispose d’un ensemble de sanctions dites « mesures d’ordre » pour faire face à des comportements collectifs ou individuels. Ces sanctions vont du simple avertissement à l’isolement en « cachot ». L’isolement ne peut dépasser, théoriquement bien sûr, les 24 heures, cependant il peut être prolongé de 48 heures sur décision du directeur général de l’Office des étrangers. En ce qui concerne les détenus pour qui les « mesures d’ordre » ne suffisent pas, les autorités procèdent alors à leur transfert dans un autre centre aux conditions encore plus inhumaines ou dans une prison. Si le personnel de sécurité du centre n’arrive pas à faire face seul à un incident, ils peuvent faire appel à la police fédérale toujours située à proximité des centres. Celle-ci se tient toujours prête à intervenir dans les plus brefs délais.

Depuis l’arrivée mi-2002 des « Smex », des étrangers sans papiers condamnés à une peine de prison et transférés dans les centres une fois leur peine purgée, les gardiens des centres adoptent une attitude de gardien de prison.

L’enfermement dans ces centres est ressenti par les détenus comme une atteinte à leurs droits fondamentaux et à leur dignité. En effet, ils sont appelés par leur numéro de matricule et pas par leur prénom ce qui provoque une dépersonnalisation chez l’individu incarcéré. Il y aussi le problème de communication auquel les détenus ainsi que le personnel doivent faire face. En effet, ces centres rassemblent des individus d’origine et de culture très diverses ayant chacun son langage, ses coutumes, son mode de vie, et de par le manque d’interprètes et de compréhension, les détenus se sentent nier dans leur origine et incompris. Ils vont jusqu’à suspecter le personnel médical lorsque ceux-ci leur prescrivent un médicament contre la maladie de peur que ce ne soit un calmant ou de la drogue afin de rendre l’expulsion moins délicate et la personne à expulser plus docile.

Une Commission des plaintes a été mise en place début 2004 afin de recevoir et centraliser les plaintes émanant des détenus. Seules les requêtes relatives au traitement des détenus et au fonctionnement des centres sont recevables. Ces plaintes sont introduites par l’entremise du directeur du centre et ne sont pas suspensives de l’expulsion. Les détenus hésitent donc à faire valoir leur droit et leur respect via ces plaintes de peur que leur rapatriement ne soit accéléré. Les autorités n’hésitent donc pas à faire pression sur les détenus et les menacer d’un refoulement accéléré afin que ceux-ci soient plus dociles.