Ces propagateurs de stéréotypes racistes qui se prennent pour des briseurs de tabous…

Publié par Kouablan Francine Esther le

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Les questions liées à l’immigration ont fait l’objet d’un traitement médiatique récurrent et ont régulièrement alimenté le débat public. Pourtant, régulièrement, il se trouve de belles âmes qui, ignorant ou feignant d’ignorer les multiples déclarations de leaders d’opinions et les Unes régulières des médias consacrées à cette thématique, expliquent sérieusement que le sujet est un tabou qu’il faut impérativement briser. L’échevine Groen de Molenbeek, Annalisa Gadaleta est la dernière à s’être tristement illustrée en la matière. Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’un (ir)responsable politique dérape sur l’immigration. Ce que certains appellent la crise de l’asile a été récemment l’occasion pour plusieurs mandataires de différents partis politiques d’exprimer leurs préjugés xénophobes.

Admettons que relever les « problèmes » posés à notre société par des individus issus de l’immigration est une nécessité impérieuse. Né espagnol en Belgique, j’aurais voulu écrire que dans la minorité dont je suis issu, il ne se trouve que des gens généreux, honnêtes, humanistes, solidaires ou tolérants. Il me semble que je brise moins un tabou que j’énonce une évidence en disant que ce n’est pas toujours le cas. Pour autant, je me refuse et je me refuserai toujours d’essentialiser et d’assigner des caractéristiques propres à tout un groupe d’individus ayant objectivement pour seul point commun leur origine. Ce qui vaut pour les Espagnols ou les Belges issus de l’immigration espagnole vaut naturellement pour l’ensemble des personnes immigrées ou des Belges issus de l’immigration vivant en Belgique.

Différents stéréotypes qui ont perduré dans l’histoire de nos sociétés ont porté atteinte à la dignité et à l’intégrité des personnes ainsi qu’au principe d’égalité. L’on a souvent eu recours au sein de la bonne bourgeoisie du XIXème Siècle à l’image d’Epinal de l’ouvrier paresseux ou de la femme hystérique pour justifier les railleries et l’infériorisation charriées par un implacable rapport de domination. Encore plus près de nous, la figure du Juif avide d’argent et celle de l’Africain sauvage et naïf ont contribué à une déshumanisation préalable à l’oppression et/ou à l’extermination de millions de personnes. Si ces stéréotypes racistes continuent encore malheureusement d’être propagés, il en est un plus récent dont la diffusion est de plus en plus intense ces dernières décennies. Il s’agit du stéréotype raciste de l’immigré parasite et consommateur d’allocations ! Ce qui fit le succès du FN dans les années ‘80 et qui se retrouva à maintes reprises dans les tracts de l’extrême-droite fait désormais partie d’un patrimoine idéologique commun dans lequel puisent aujourd’hui même des partis démocratiques. En évoquant dans son livre le « parasitisme » et la volonté de certaines familles issues de l’immigration de sa commune de faire beaucoup d’enfants pour échapper à l’impôt ou bénéficier d’allocations et en prétendant que « le rôle culturel des femmes dans la communauté musulmane est presque nul », affirmation non seulement fausse mais insultante, l’échevine Gadaleta a été indubitablement davantage propagatrice de stéréotypes racistes que briseuse de tabous.

La figure du raciste aujourd’hui a pris un aspect plus subtil et plus insidieux que le visage éructant de haine du Jean-Marie Le Pen des années ‘80 mais les dégâts qu’il occasionne sont peut-être bien plus importants. Bien sûr, le racisme est répandu dans différentes couches de la population et il peut même arriver à ceux qui le subissent eux-mêmes de le propager à l’égard d’autres mais la responsabilité de sa diffusion à une large échelle incombe surtout à ceux qui ont accès aux médias de masse. Le discours des politiques qui utilisent leur visibilité médiatique pour renforcer les préjugés racistes de leurs électeurs doivent être combattus sans concessions. Leur statut d’élus de la Nation leur donne une responsabilité particulière dans la persistance du racisme d’État. Ce concept est peut être bien un tabou pour d’aucuns mais il est particulièrement judicieux de le convoquer en ce jour où l’on commémore les 30 ans de l’assassinat par la police de Malik Oussekine à Paris ! Le politique doit réfléchir au bien commun et à la conséquence de ses paroles sur celui-ci. Lorsqu’il s’exprime, en tant que représentant du peuple, il a un devoir d’exemplarité. Les assertions de l’échevine Annalisa Gadaleta n’ont pas leur place au sein d’un parti démocratique.

Carlos Crespo

Président du MRAX