“Il n’y a pas qu’une seule discrimination” – Portrait de Sanya

Publié par MRAX le

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Jeune femme d’origine indienne, Sanya nous explique l’importance de cesser les aprioris sur les personnes.

Peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Je m’appelle Sanya, j’ai 27 ans, je suis d’origine indienne et je suis née en Belgique et j’y ai grandi depuis toujours. J’ai 2 petits frères qui sont aussi nés et ont grandi ici. J’ai fait mes études en ingénieur de gestion, j’ai fini mon master il y a 2 ans et j’ai commencé à travailler chez PWC, en audit. J’habite à Vilvoorde, et avant, j’habitais à Bruxelles. 

Comment tu te définis ? Quelle est ton identité ?

Je me définis en tant que femme, belge et d’origine indienne. Je considère que j’ai deux cultures en moi. Depuis toujours, je prends le meilleur des deux. Je suis très attachée à ma culture mais étant donné que j’ai grandi en Belgique, je me rends compte que je suis un mixe des deux.  Les gens ne me considèrent ni comme une Belge de “souche” ni comme une Indienne qui a grandi en Inde avec des parents indiens. Je suis vraiment 50/50.

Quelle est ton premier souvenir de discrimination dont tu peux te rappeler ?

En tant que femme ou en tant que femme d’origine indienne, dans l’ensemble, dans ma vie d’adulte, je n’ai pas vraiment subi de discriminations. Après dans les études, les discriminations sont plus sournoises.. Mais dans ma vie professionnelle, comme ça ne fait que 2 ans que je travaille, je ne l’ai pas encore ressenti, surtout que je suis dans une position ”assez junior’’ où on entre tou.te.s avec les mêmes critères. 

Par contre quand j’étais enfant, je ressentais quand même de la discrimination de la part de mes camarades de classe. Mais j’ai appris à me défendre et gagner en maturité. Dans tous les cas, le pire c’est la discrimination dissimulée, où tu sens que t’es discriminée sans pouvoir le prouver. 

Un exemple ?

Non, pas spécialement. Mais ce dont je m’en souviens c’était de la méchanceté gratuite, les gens sont moins enclins à te parler qu’à d’autres, ce genre de choses, j’étais la seule Indienne de la classe (rires). Après tout ce qui est lié au racisme ou à la discrimination, j’étais encore très jeune pour comprendre tout ça, et mes souvenir sont flous à ce niveau-là. 

J’ai eu beaucoup de chance dans ma vie et je n’ai jamais réellement été confrontée brutalement au racisme. Je suis consciente que les personnes noires ou de confession musulmane sont plus sujettes au racisme par rapport aux Indien.ne.s. Nous, “on passe partout” parce qu’on n’est pas si nombreux en Belgique, il n’y a pas trop d’a priori, les gens s’en foutent un peu parce qu’on est une minorité.  

Alors que l’islam est un sujet qui attise beaucoup de haine. Une personne commet un acte répréhensible et tout le monde est mis dans le même panier, alors que pour les Indien.nes, je pense que les gens font moins attention à nous.

Dans tous les cas, le pire c’est la discrimination dissimulée, où tu sens que t’es discriminée sans pouvoir le prouver. 

Qu’est-ce que tu dirais aux femmes qui vivent la même chose que toi ?

C’est simple. Pour moi, si vous êtes victimes de quelles que discriminations que ce soient, racisme, sexisme, etc. Il faut parler, crier, prendre des actions. 

C’est plus facile de se taire au début, de laisser passer, mais à long terme ce n’est pas la solution. Quand il y a quelque chose qui m’impacte, je le crie fort même si mon entourage n’est pas d’accord. Pour moi, il ne faut jamais se taire.

As-tu un message à faire passer aux personnes qui discriminent ?

Je dirais qu’il ne faut jamais se faire d’aprioris sur qui que ce soit. Je pars du principe qu’il faut laisser une chance à tout le monde. Il ne faut pas tomber dans le piège des stéréotypes, des méfiances qui sont basées généralement sur des jugements infondés. Je pense que que ce soit du côté des personnes qui subissent des discriminations ou des personnes qui en font, si nous cessons avec nos aprioris, le monde sera un peu meilleur.