L’école est le lieu de reproduction des inégalités sociales, elle est le moyen le plus puissant du maintien et de la reproduction des systèmes de domination. Les discours racistes (venant des élèves et des enseignants) ainsi que les discriminations (à l’inscription, composition des classes, orientation…) sont donc « dans l’ordre des choses ».

Les personnes racisées sont ainsi régulièrement confrontées à différents phénomènes dans le milieu scolaire: Exclusion, échec scolaire plus élevé, discriminations, propos racistes dans les écoles et universités tenus par des étudiants et des professeurs, ostracisation… Nous menons différents projets pour y mettre fin.

 

Jeunesse antiraciste

L’année 2017 a vu être posées les premières fondations d’un mouvement de jeunes étudiant-e-s antiracistes qui se donne plusieurs objectifs :

  • Organiser l’action antiraciste par, pour et avec les étudiant-e-s racisé-e-s dans les instituts supérieur et les universités afin d’en faire de jeunes antiracistes ;
  • Encourager les jeunes antiracistes à être les plus ambitieux possibles dans le choix de leurs études, dans le choix de leurs loisirs…
  • Soutenir les jeunes antiracistes dans la réussite de leurs études, les plus ambitieuses soient-elles. Le soutien sera scolaire et social ;
  • Représenter les jeunes antiracistes dans les débats sur l’organisation de l’enseignement secondaire et supérieur
  • Être aux côtés des jeunes antiracistes lorsqu’ils sont la cible de discours racistes ou de discriminations dans le cadre scolaire, sportif, de loisirs…
  • Former les jeunes antiracistes afin de leur apporter les outils politiques, conceptuels, méthodologiques… nécessaires à leur engagement dans la société.

Vous êtes étudiant-e et vous souhaitez adhérer à un mouvement de jeunesse antiraciste afin de porter la lutte au sein de votre école, Institut supérieur, Université…? Contactez vincent.cornil(at)mrax.be

 

Projet Droit et Égalité

Nous souhaitons ouvrir des cellules « Droit & Égalité » dans les différentes facultés de droit des universités francophones. L’idée est d’atteindre les futurs juristes et les sensibiliser à l’égalité et à l’antiracisme.

Pourquoi les juristes ?

Nous savons que les centres de pouvoir (cabinets ministériels, parlementaires, administrations… ) font appel de manière très fréquente aux juristes, sans doute même plus qu’aux autres branches, au sein de leurs structures de fonctionnement. Or ceux-ci sont formés pour l’essentiel dans une optique de ce que l’on pourrait appeler des « techniciens supérieurs ». Ils perpétuent donc une vision de la société qui est celle basée pour l’essentiel sur leurs préjugés à l’endroit des différentes catégories de la population. II s’agit donc de combler ce déficit en mettant en évidence le contenu idéologique des règles de droit et en sensibilisant à la portée des termes utilisés et des orientations prises à l’occasion par exemple de la rédaction de textes législatifs, d’arrêtés ministériels, etc.

Par ailleurs, le projet vise également à créer autour du MRAX, à court et moyen terme, un réseau de juristes dans les différents lieux d’action sociale et de pouvoir, autant dire partout : cabinets ministériels, parlementaires, autorités locales, CPAS, syndicats, juristes d’entreprise, juristes d’association, professeurs, chercheurs, avocats, magistrats, services de police, institutions européennes, administrations publiques diverses, milieux diplomatiques, instances internationales, etc.

Il est vrai que la notion d’égalité est devenue courante en Faculté de Droit. Cette notion est devenue phare depuis l’avènement de la Cour européenne des droits de l’Homme, et en Belgique, surtout depuis la mise en place de la Cour constitutionnelle. En effet, avant l’inclusion de l’ensemble du Titre II de la Constitution (Des Belges et de leurs droits) dans les normes de contrôles de Cour, elle était limitée à contrôler les répartitions de compétences entre les entités fédérées et l’Etat fédéral, ainsi que les articles 10 et 11 de Constitution (égalité et non-discrimination) couplée avec l’article 24 de celle-ci (liberté d’enseignement). Par un tour de passe-passe juridique, la Cour a élargi son champ de contrôle en séparant les articles 10 et 11 de l’article 24. Depuis lors, le principe d’égalité et de non-discrimination est devenu l’un des plus courants en Droit. Cependant, sans trop rentrer dans la technique juridique, il faut remarquer que ce principe a eu plus d’importance en tant qu’il permettait la recevabilité de l’action qu’en tant qu’objectif à atteindre. Est symptomatique à cet égard le fait qu’il est traité du principe d’égalité dans à peu près tous les cours du droit, mais, rares – voire inexistants – sont les cours qui y sont explicitement consacrés et qui analysent systématiquement et de manière transversale ces notions. Il en résulte par conséquent une approche technique de la notion, qui sert autant, et peut-être même plus, la résolution d’un conflit entre deux entreprises, ou deux propriétaires fonciers, qu’autre chose.

Notre volonté est d’envisager le droit comme un outil d’émancipation des différentes formes de domination. II s’inscrit donc dans une optique militante, ainsi que les statuts du MRAX le prévoient. Cette optique laisse cependant la place – même très largement – au débat et à la confrontation des points de vue, avec cependant la nécessité à terme de développer pour l’ensemble des participants une opinion fouillée, argumentée, tant sous l’angle de l’approche juridique, que sous celle des sciences humaines.

Concrètement nous proposons de travailler comme suit : Un noyau d’étudiant-e-s motivé-e-s de 5 à 6 personnes dans chaque université francophone, anime une cellule de « Droit et Égalité ». Cette cellule est montée et gérée par des étudiant-e-s de la faculté de droit de l’Université en question. L’ensemble des cellules travaillent en coordination avec le(s) juriste(s) du MRAX chargé-e-(s) de ce projet. Ce(s) dernier-e-(s) cependant initie(nt) et participe(nt) activement aux activités de la cellule.

Vous êtes étudiant-e en droit au sein de votre Université et vous souhaitez initier l’ouverture d’une cellule de « Droit et Égalité »? Contactez vincent.cornil(at)mrax.be

 

Le Kids Parlement

Kids Parlement: une voix pour faire reconnaître les droits de tous les enfants.

Kids Parlement est un mouvement qui se bat pour faire reconnaître tous les droits de l’enfant en Belgique. Nous dénonçons l’absence d’examen de l’intérêt des enfants dans les procédures d’asile et de régularisation.

Nos revendications :

1. les mêmes droits pour tous les enfants : les enfants sans papiers doivent avoir les mêmes droits que les enfants avec papiers;

2. Avant de prendre une décision qui met fin à un droit de séjour, l’office des étrangers doit sérieusement examiner les risques pour les enfants en cas de retour et tenir compte de l’intégration des enfants;

3. L’office des étrangers doit examiner quelles sont les solutions durables pour les enfants concernés avant de décider de mettre fin au séjour de la famille. Dans le cadre de cet examen, l’office des étrangers doit entendre le ou les enfants;

4. L’environnement d’un enfant doit être stable : Fedasil doit veiller à ce que les enfants restent dans un même lieu, afin qu’ils puissent suivre leur scolarité dans la même école, et suivre l’enseignement dans la même langue tout au long de la procédure;

Afin de sensibiliser les citoyens sur les situations difficiles des enfants réfugiés et sans papiers, nous organisons toutes sortes d’activités autour des problèmes rencontrés par les enfants migrants et les solutions qui pourraient y être apportées.

Visitez notre page Facebook pour plus d’informations ou contactez-nous à kids.parlement(at)gmail.com