Jan Jambon: un nombre significatif de dérapages et de danses du ventre devant l’électorat Belang

19 avril 2016

Communiqué de Presse

Jan Jambon: un nombre significatif de dérapages et de danses du ventre devant l’électorat Belang !

Force est de constater que la semaine qui a suivi la publication du baromètre La Libre-RTBF a été mise à profit par le Vice-Premier N-VA pour occuper l’espace médiatique à tout prix. Il faut dire que le sondage annonçait le premier parti du royaume en perte de vitesse face au Vlaams Belang. Le Ministre de l’Intérieur considérant sans doute comme moins prioritaires des préoccupations autres qu’électoralistes s’est livré à des déclarations provocatrices qui, en définitive, constituent la marque de fabrique de la N-VA au Gouvernement fédéral.

 Il s’est tout d’abord hasardé sur le terrain glissant de l’analogie historique sur le plateau de VTM le 9 avril dernier. Il a comparé les juif cachés durant la seconde guerre mondiale pour les soustraire aux génocidaires nazis à des criminels organisant la terreur armée et planqués chez des complices. Cette comparaison est choquante pour tout le monde. En tant qu’association fondée par des résistants juifs communistes, nous la trouvons d’autant plus odieuse ! Certes, d’aucuns évoquent une simple maladresse et Jan Jambon lui-même a opéré une courbe rentrante. Comment oublier le passif en ce qui concerne l’évocation de l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale par Monsieur Jambon et son parti. Le Ministre de l’intérieur avait été jusqu’à trouver peu après son entrée en fonctions des raisons aux collaborateurs ! Même s’il avait ultérieurement tempéré son propos, il ne semble pas être devenu beaucoup plus prudent avec son expérience ministérielle longue de bientôt deux ans. La N-VA semble avoir des réticences à l’égard du nécessaire travail de mémoire lié à cette période funeste. Pour rappel, il y a quelques années, Bart De Wever avait critiqué les excuses « gratuites » de son prédécesseur au mayorat d’Anvers, Patrick Janssens, à la communauté juive pour l’implication de l’administration communale anversoise dans la déportation des juifs.

 Dans le « Standaard » du week-end dernier, le Ministre de l’Intérieur a procédé à une généralisation inepte mais réjouissante pour nombre d’électeurs d’extrême-droite : « une partie significative de la communauté musulmane a dansé à l’occasion des attentats ». Les seuls faits avérés concernent un incident et deux arrestations à Bruxelles-Ville. Bien que l’attitude de cette poignée de fauteurs de troubles présumés musulmans par le Ministre de l’Intérieur soit scandaleuse, l’instrumentalisation de ce fait divers isolé pour jeter l’opprobre sur l’ensemble d’une communauté l’est tout autant! Lorsqu’on lui demande ce lundi à la VRT s’il y a des preuves de l’existence d’autres débordements de ce type, le Ministre de l’Intérieur se contente de recourir à l’argument d’autorité et d’asséner : « Je ne dois rien prouver, ni où, ni quand, ni combien  ». Après avoir activement propagé la haine des musulmans par ses sorties récentes (d’après le Standaard, Jan Jambon lors d’une conférence le 30 mars déclarait déjà sans apporter le moindre début de preuve que « Le jour des attentats de Bruxelles, dans certains quartiers de Bruxelles il y avait des fêtes en rue. Pas des fêtes de deuil, non des fêtes de rue »), le Vice-Premier semble s’essayer à l’exercice du rétro-pédalage. Finalement, il n’aurait pas parlé de « danse ». Pourquoi retweeter alors samedi de son propre compte un article où l’on évoque la danse des musulmans sans rectifier ? L’esquisse de courbe rentrante de Jambon s’accompagnait hier soir d’une communication agressive de Théo Francken sur les musulmans. Le combat pour les voix du Belang ne permet visiblement aucune trêve ! Quitte à mettre à mal l’unité nationale devant le terrorisme voulu par le Premier Ministre!

Les seules danses auxquelles on assiste depuis trop longtemps sont les obscènes danses du ventre de Jambon, De Wever, et Francken devant l’électorat d’extrême-droite. Le MRAX réunira mardi son Conseil d’Administration pour décider des suites juridiques à donner à cette nouvelle affaire mettant en lumière les relents racistes de la N-VA. Dans tous les cas, Monsieur Jambon devrait publiquement s’excuser et s’engager à garantir la sécurité mais aussi le respect de l’ensemble des composantes de la société belge. S’il n’en est pas capable, alors il ne peut plus assumer ses fonctions régaliennes et doit démissionner.

Carlos Crespo, Président du MRAX

0485 31 16 58