L’aide et l’accompagnement aux victimes: Nous informons les victimes de discours racistes et de discriminations sur leurs droits. Nous les orientons et les accompagnons dans leurs démarches judiciaires.

Par ailleurs nous proposons un service de Médiation, une démarche visant à réconcilier les deux parties est, parfois, davantage constructive pour le vivre ensemble et le respect de l’autre qu’une action en justice (toujours dans le respect des souhaits de la victime).

La réaction au racisme et aux discriminations: Nous saisissons le procureur du Roi, voire nous nous portons partie civile, sur les dossiers les plus graves.

La lutte pour une mémoire militante: Le MRAX a été fondé par des résistants juifs communistes sur les cendres du génocide nazi avec pour mot d’ordre de lutter contre toute résurgence de ce qui a permis et mené à cette entreprise totalitaire et génocidaire au coeur de l’Europe. Préserver la transmission d’une mémoire militante quant au déroulement de ces évènements participe à cette lutte et inscrit celle-ci dans un continuum historique.

D’autres faits majeurs de l’histoire lointaine comme de l’actualité proche, tels que les massacres et les génocides des amérindiens, des arméniens, des musulmans d’ex-Yougoslavie, des rwandais, des peuples d’Afrique et du Proche-Orient, l’esclavagisme, l’entreprise coloniale d’hier et d’aujourd’hui – dont la colonisation du Congo par la Belgique, les déplacements forcés de populations… sont tous des événements à investir et à rappeler à travers un angle militant.

Rappeler l’histoire des migrations en insistant sur leur pluralité, leur complexité et leurs évolutions participe également à la démarche de compréhension de ces faits sociaux dans toute leur subtilité afin de mieux saisir et appréhender tous les enjeux qui en découlent aujourd’hui.

L’information et la participation au débat public: L’information c’est notamment tout le travail d’information lors d’animations, de séminaires, de campagnes, de débats, d’exposition ou d’évènements sur les discriminations, le racisme, l’histoire coloniale, les génocides, la question migratoire,…

C’est également l’information sur le droit des étrangers et les démarches administratives de régularisation, l’accès au travail, au logement, aux diplômes…

Aussi, le MRAX entend jouer pleinement son rôle d’acteur politique. Il participe au débat public en apportant sa critique des phénomènes de racisme et en défendant ses positions et ses propositions.

La conscientisation et la formation afin de mobiliser: Il est essentiel de continuer d’agir en amont  de la théorisation racialiste  à travers un travail de conscientisation dans les écoles, les associations, les entreprises et administrations sur les stéréotypes et les préjugés, le racisme, les discriminations, la cyberhaine…

Aussi, par un travail de formation à la lutte antiraciste, le MRAX souhaite renforcer les rangs des acteurs à même de participer à cette lutte. Les formations sont diverses et variées et sont toujours organisées dans le cadre d’une dynamique d’Education Permanente.

Au-delà de la conscientisation individuelle sur la réalité du racisme, sur ce qu’il est et de ce qu’il représente au sein de nos sociétés, il est nécessaire de stimuler l’émergence d’une conscience collective qui a pour objet de rendre illégitime et infâme tout propos/acte raciste.

La réflexion, l’expertise et l’action collectives afin de massifier la lutte antiraciste: Un travail de réflexion collective préalable à l’action collective et s’appuyant sur une expertise doit être mené de manière systématique afin de toujours appréhender au plus près le déploiement de la mécanique raciste et la lutte antiraciste à organiser. Une lutte qui, en convergence sur la ligne de front, doit, par un effet de masse, susciter les changements structurels à même d’instaurer, dans les faits, une égalité réelle.

La collectivisation doit se faire sur base du développement d’une « identité » collective transcendant – sans les effacer ou les altérer – les identités particulières. Un socle collectif pertinent et fédérateur est le fait d’être « militant-e » porteur-se d’un projet de justice sociale. Adhérer collectivement à ce projet de justice sociale crée un « front culturel » et entraîne la rupture collective nécessaire vis-à-vis de la domination culturelle – dans le sens de Gramsci, s’exprimant par l’adhésion des dominés à l’idéologie dominante.