Accueil des réfugié·es de la guerre en Ukraine : la Belgique peut et doit mieux faire !

Publié par Kouablan Francine Esther le

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Communiqué de presse

Bruxelles, 20 mars 2022

Parmi les nombreuses victimes de la guerre en Ukraine, un nombre non-négligeable de migrant·es se retrouvent aujourd’hui à fuir le pays qui les avait accueilli·es. Contrairement à plusieurs autres pays, au premier rang desquels l’Espagne, la Belgique a adopté en la matière une politique extrêmement restrictive, n’accordant le statut de protection temporaire qu’aux personnes pouvant démontrer leur citoyenneté ukrainienne. 

Notons d’ailleurs que plusieurs ukrainien·nes se plaignent du caractère extrêmement tatillon de l’Office des Étrangers et de l’âpreté administrative à laquelle iels sont confronté·es, alors qu’iels sont absolument traumatisé·es par la fuite, par les scènes atroces qu’iels ont vécu·es et auxquelles iels assistent encore à distance. Nous parlons ici d’une majorité de femmes et d’enfants. 

Mais pour les migrant·es qui étaient autorisé·es à séjourner sur le territoire ukrainien, le traitement est plus impitoyable encore. Comme l’affirme sans fard le Secrétaire d’Etat Sammy Mahdi, la Belgique tente en effet systématiquement de renvoyer ces personnes dans leur pays d’origine, sans le moindre égard par rapport à ce que signifie un tel renvoi. Ainsi, de nombreux·euses étudiant·es qui étudiaient dans les universités ukrainiennes sont aujourd’hui sous la menace d’un renvoi dans leur pays d’origine, sans que la Belgique ne fasse le moindre effort pour les soutenir dans leurs projets d’études… même si le renvoi dans leur pays d’origine signifie, de fait, un terme pur et simple de leur cursus. 

Pire encore, la situation de plusieurs résident·es permanent·es est particulièrement inquiétante. Alors que leur vie s’est construite en Ukraine, s’iels n’en ont pas acquis la nationalité, iels sont aujourd’hui menacé·es par la Belgique d’être expulsé·es d’Europe, même s’iels sont arrivé·es en Belgique avec leurs proches ukrainien·nes. 

Les migrant·es racisé·es ont déjà connu des procédures extrêmement discriminatoires – et injustifiables au regard du droit international et européen – à la frontière polonaise et, ensuite, dans l’accès aux transports pour quitter la Pologne. Des témoignages d’humiliation et de traitements dégradants nous sont déjà connus. Une fois arrivé·es en Belgique, on pourrait espérer qu’iels puissent trouver un refuge pour leur permettre de se rétablir, mais il n’en est rien.

Notons enfin que rien n’a été fait à ce jour par la Belgique pour faciliter l’accueil des demandeurs·euses d’asile et des réfugié·es politiques russes, dans un contexte où, pourtant, iels sont amené·es à être de plus en plus nombreux·euses.

Le MRAX appelle le gouvernement fédéral à organiser une politique d’accueil digne de ce nom, pour toutes les victimes de cette guerre effroyable, sans discrimination. La Belgique a le devoir d’être exemplaire en la matière. Depuis le début du conflit, à chaque intervention, Vladimir Poutine précise le modèle de société qu’il défend : n’hésitant pas à tancer ses propres citoyens progressistes œuvrant contre les inégalités de genre et le racisme, il s’engage ouvertement dans la promotion d’un modèle autoritaire basé sur une « purification nécessaire du peuple russe ». Cette guerre revêt donc aussi une justification idéologique, la Russie entendant imposer un modèle politique profondément illibéral, à l’opposé d’un modèle de démocratie ouverte fondée sur l’égalité entre les humain·es. 

À l’heure actuelle, la Belgique rejoint malheureusement la liste des pays qui n’oppose pas à cette volonté d’hégémonie politique une alternative digne de ce nom. Au contraire, sa politique d’accueil se limite à une lecture restrictive des textes européens, sans aucune ambition. Ce faisant, le gouvernement belge donne autant d’arguments à celleux qui, ici aussi, défendent le même illibéralisme, le même discours de préférence nationale, le même populisme de droite radicale, pavant de fait la voie d’une victoire idéologique du gouvernement Poutine.

Nous ne pouvons accepter cela. Il est encore temps pour les autorités belges de se ressaisir et d’agir. Mais il faut le faire maintenant.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Francine Esther Kouablan, Directrice du MRAX Email : esther.kouablan@mrax.be
Tél: 0471 91 33 69  

A propos du MRAX : Le MRAX est une ASBL qui lutte contre toutes les formes de discriminations raciales depuis plus de 60 ans. L’association propose un service sociojuridique qui accompagne quotidiennement les personnes victimes d’injustice sociale. Chaque année, le service aide plus de 2000 personnes. Sa lutte contre la discrimination s’étend également dans le secteur éducatif en offrant des animations et des formations instructives sur l’antiracisme.   
MRAX (Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie) Tél : 02 209 62 50   Adresse : 37, Rue de la Poste – 1210 Bruxelles
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Crédit image: Redacteur.com