12/12 : Projection-débat “A l’usage des vivants”

Événement : Jeudi 12 décembre à partir de 19h au Cinéma Nova, Rue d’Arenberg 3, 1000 Bruxelles


A l’occasion de la soirée de clôture de notre campagne #RasonsLesCentresFermés, le MRAX organise une projection du film “A l’usage des Vivant” suivi d’un débat sur la justice migratoire et d’un concert avec Abdel Abdelwahab Hakem.

Chaque année, plus de 6000 personnes migrantes sont détenues dans les 6 centres fermés belges, au seul motif qu’elles n’ont pas de titre de séjour et qu’elles veulent accéder à « notre territoire ». Il est temps d’en finir avec la détention administrative des étrangers. Aucun aménagement ne peut rendre ces centres fermés plus humain et adéquat. L’enfermement n’est pas une solution. Courant 2019, Le MRAX a mèné la campagne #RasonsLesCentresFermés afin de sensibiliser le grand public à cette réalité trop banalisée et dénoncer la politique d’enfermement et de criminalisation des migrants en Belgique.

20h00 : Le film et le débat 

En 1998, Semira Adamu, jeune femme de 20 ans fuyant le Nigéria, mourait étouffée par les gendarmes qui tentaient de l’expulser, pour la sixième fois, du territoire belge. 20 ans plus tard, dans un cri de guerre conjugué au féminin, trois femmes racontent. À travers leurs récits, elles mettent en lumière la réalité des centres fermés destinés à la détention des personnes migrantes, les conditions de ces enfermements, la souffrance des détenu.e.s, les exactions des gardiens et des gendarmes, d’hier et d’aujourd’hui.

Qu’est-ce qu’un centre fermé ? Comment ça fonctionne ? Pourquoi enferme-t-on des migrants ? Quel est l’impact de l’enfermement sur la vie des individus ? Comment faire cesser cette politique migratoire inhumaine ? Autant de questions autour desquelles le MRAX vous propose de discuter lors d’un débat avec :

  • Pauline Fonsny, philosophe et réalisatrice du film « A l’usage des vivants »
  • Selma Benkhelifa, avocate chez Progress Lawyer Network
  • Nicha Mbuli,  juriste au MRAX
  • Un ancien détenu dans un centre fermé

22h00 : le concert Hamri:

Arrivé d’Algérie en Belgique, en 2002, Abdel Abdelwahab Hakem -passionné de théâtre- rencontre le musicien Philippe Claudel, amateur comme lui de poésie et du guemri (basse percussive). Après plusieurs collaborations – dont le Cabaret Lancinant de l’Ambassade Universelle, ce lieu autogéré par des réfugiés, ouvert en 2000 pour 10 ans dans l’ancienne ambassade de Somalie -, et suite à leur rencontre avec le poète marocain Taha Adnan, le duo décide de mettre en musique des extraits de son recueil en arabe classique, “Je hais l’amour”. De cette croisée des chemins est né le projet Hamri, la terre rouge en arabe mais aussi le nom d’un ancien quartier d’Oran.